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France: ventes de pesticides en baisse

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Voici quelques extraits de cet article, paru le 31 janvier 2017,par Audrey Garric dans Le Monde,

 

Résultats avancés: Selon les données communiquées lundi 30 janvier par le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, le « nombre de doses unités » (NODU) de produits phytopharmaceutiques – soit l’intensité du recours aux pesticides – a diminué de 2,7 % en 2015, par rapport à 2014, pour les usages agricoles.


Nuances apportées: Le repli observé en 2015 intervient après une année 2014 où l’emploi de pesticides avait bondi de 9,4 %. Le score de 2015 se classe, en réalité, au 2e plus haut niveau depuis qu’a été mis en place un indicateur de suivi. En 7 ans, l’emploi de ces produits chimiques a progressé de 20 %.

L’indicateur NODU intègre seulement l’épandage de produits phytosanitaires et non l’enrobage de semences (majoritairement par des néonicotinoïdes, ces insecticides « tueurs d’abeilles ») ou les traitements des sols, deux techniques de plus en plus utilisées. 

 

Détails précisés:   Les enquêtes mettent en évidence une moyenne, variable selon les régions et les années, de 4 traitements chimiques par an pour le blé tendre, 5 pour le colza, 9 pour les fraises, 12 pour les tomates, 17 pour les pêches, 18 pour les pommes de terre, 19 pour la vigne champenoise, et même 34 pour les pommes.

Perspectives futures et bancs d'essais en cours:  « la démonstration est faite que l’on peut produire autrement ». Pour preuve le réseau de fermes pilotes Dephy, mis en place en 2010 par le plan Ecophyto pour expérimenter des techniques économes en produits phytopharmaceutiques.

En 5 ans, ces établissements, actuellement au nombre de 2 900, ont réussi à réduire la fréquence des traitements de 11 % pour les grandes cultures, de 12 % pour la viticulture, de 25 % pour la production de légumes ou encore de 33 % en horticulture, et ce, sans impact sur la productivité ni sur la marge des exploitations.


Du côté des agriculteurs, on préfère saluer un premier pas. « Pour aller plus loin, il faut investir dans la recherche appliquée afin de trouver des alternatives aux produits phytosanitaires, qui restent rentables et facilement applicables »